Le cancer colorectal héréditaire

Plusieurs facteurs peuvent intervenir dans le développement d’un cancer colorectal. Dans certains cas, assez rares, la génétique joue un rôle: une personne avec une prédisposition génétique pour le cancer colorectal a un risque plus élevé qu’une autre de développer la maladie.

Il existe plusieurs formes de cancers colorectaux héréditaires: le cancer colorectal héréditaire non polyposique ou le syndrome de Lynch en est la plus fréquente. Le syndrome de Lynch représente environ 3 % des patients atteints d’un cancer colorectal. Il s’agit souvent de familles dans lesquelles plusieurs personnes développent un cancer colorectal.
Dans ces familles, le cancer colorectal survient le plus souvent à un âge plus précoce (avant 50 ans) que dans la population générale. La tumeur se retrouve plus souvent dans la première partie du gros intestin (la partie ascendante, voir figure). Chez les patients atteints du syndrome de Lynch, la transition d’un polype (bénin) à une tumeur (maligne) se fait beaucoup plus vite que chez les patients ayant un cancer colorectal non héréditaire. Les membres de ces familles ont aussi davantage de risques de développer d’autres formes de cancer comme le cancer de la matrice (endomètre) et/ou le cancer de l'ovaire.

Les spécialistes ont quelques critères qui orientent le diagnostic vers le syndrome de Lynch. Les voici :

* Minimum 3 personnes apparentées ayant un cancer colorectal ou un autre cancer cité ci-dessus
* Minimum 2 générations affectées
* Une personne atteinte est apparentée au premier degré avec les 2 autres
* Chez au moins une personne apparentée atteinte le diagnostic a été posé avant 50 ans
* Le diagnostic de la polypose adénomateuse familiale (FAP) a été exclu