{"id":2855,"date":"2017-07-20T11:56:28","date_gmt":"2017-07-20T11:56:28","guid":{"rendered":"https:\/\/belgianfapa.anmdev.be\/news\/les-decouvertes-qui-revolutionnent-le-traitement-du-cancer\/"},"modified":"2019-04-08T15:35:43","modified_gmt":"2019-04-08T13:35:43","slug":"les-decouvertes-qui-revolutionnent-le-traitement-du-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/les-decouvertes-qui-revolutionnent-le-traitement-du-cancer\/","title":{"rendered":"Les d\u00e9couvertes qui r\u00e9volutionnent le traitement du cancer"},"content":{"rendered":"<p><em>Article par Myriam Bru, apparu dans Soirmag<\/em><\/p>\n<p>D&rsquo;aucuns se demandent comment l&rsquo;on peut se f&eacute;liciter des progr&egrave;s grandissants de la recherche scientifique en mati&egrave;re de luttecontre le cancer et, dans le m&ecirc;me temps, pr&eacute;dire que d&rsquo;ici quelques ann&eacute;es, pr&egrave;s d&rsquo;une personne sur deux souffrira d&rsquo;un cancer. Pour le Pr Pierre Coulie, chercheur et pr&eacute;sident de la Fondation contre le cancer, la r&eacute;ponse est simple: &laquo; L&rsquo;augmentation des cas de cancer est essentiellement due au vieillissement de la population. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de cela, on a progress&eacute; aussi en mati&egrave;re de diagnostic. Gr&acirc;ce au d&eacute;pistage syst&eacute;matique et &agrave; des techniques am&eacute;lior&eacute;es, on d&eacute;tecte des cancers &agrave; un stade plus pr&eacute;coce, principalement pour quatre cancers parmi les plus fr&eacute;quents : sein, prostate, c&ocirc;lon et col de l&rsquo;ut&eacute;rus. Ces deux raisons expliquent pourquoi l&rsquo;on enregistre davantage de cas. &raquo;<\/p>\n<p>Si les avanc&eacute;es sont constantes dans le domaine du diagnostic (les progr&egrave;s de l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale sont &eacute;normes), elles le sont aussi au niveau du traitement. Cela reste difficile pour les cancers avanc&eacute;s, m&eacute;tastatiques ou pour certains types de cancer, mais des d&eacute;couvertes plus que prometteuses modifient le monde de l&rsquo;oncologie : un Belge vient par exemple d&rsquo;inventer une cam&eacute;ra thermique capable de d&eacute;celer le cancer du sein. On parle aussi de protonth&eacute;rapie, d&rsquo;immuno-th&eacute;rapie, de traitement contre l&rsquo;angiog&eacute;n&egrave;se&hellip; . Toutes ces nouvelles modalit&eacute;s de traitement ont d&eacute;j&agrave; transform&eacute; le parcours du combattant du malade. Les combiner avec la chirurgie, la chimioth&eacute;rapie et la radioth&eacute;rapie que l&rsquo;on utilisait jusqu&rsquo;ici constitue d&eacute;sormais un arsenal th&eacute;rapeutique cons&eacute;quent mais aussi de plus en plus complexe. Il est aujourd&rsquo;hui difficile de savoir si l&rsquo;h&ocirc;pital que l&rsquo;on a choisi dispose de toutes ces technologies de pointe. Il n&rsquo;existe en effet pas encore, comme le souhaiterait l&rsquo;Inami, de &ldquo;centrale&rdquo; qui permettrait de guider les patients vers les h&ocirc;pitaux en fonction de leur degr&eacute; d&rsquo;expertise dans tel ou tel type de cancer. Or, plus un h&ocirc;pital traite de cas similaires, plus son expertise augmente, notamment en mati&egrave;re de combinaison de traitements et de gestion des effets secondaires.<\/p>\n<p>&laquo; Il est impossible d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; la pointe dans tous les domaines, remarque le Pr Coulie. Les h&ocirc;pitaux seront amen&eacute;s &agrave; se sp&eacute;cialiser et &agrave; regrouper leurs comp&eacute;tences, m&ecirc;me en collaborant avec les pays limitrophes. Le niveau moyen de la qualit&eacute; des soins est &eacute;lev&eacute; en Belgique. Il existe de nombreux centres universitaires tr&egrave;s performants, certes avec des d&eacute;lais d&rsquo;attente parfois trop longs, mais les patients n&rsquo;imaginent pas le confort dont ils disposent ici par rapport &agrave; d&rsquo;autres pays o&ugrave; ils seraient confront&eacute;s &agrave; un syst&egrave;me &agrave; deux vitesses : une m&eacute;decine pour les riches et une pour les pauvres. &raquo;<\/p>\n<h3>SE GARDER DU R&Ecirc;VE AM&Eacute;RICAIN<\/h3>\n<p>Gu&eacute;rir tous les cancers reste bien s&ucirc;r l&rsquo;objectif ultime de la recherche scientifique, mais cet espoir se heurte sans cesse au fait qu&rsquo;ils sont diff&eacute;rents les uns des autres et que la maladie &eacute;volue dans le temps. &laquo; Il faut se m&eacute;fier des effets d&rsquo;annonce de r&eacute;sultats miraculeux. Ils sont souvent na&iuml;fs et t&eacute;moignent parfois d&rsquo;une certaine malhonn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle &raquo;, d&eacute;cr&egrave;te le pr&eacute;sident de la Fondation contre le cancer. &laquo; La gu&eacute;rison, c&rsquo;est-&agrave;-dire la disparition d&eacute;finitive de toutes les cellules canc&eacute;reuses d&eacute;tectables, est possible mais reste rare. En fait, on ne peut dire qu&rsquo;on est gu&eacute;ri d&rsquo;un cancer que quand on meurt d&rsquo;autre chose ! Par contre, on peut aujourd&rsquo;hui maintenir un cancer &agrave; un niveau tr&egrave;s bas pendant longtemps (cinq ans, et m&ecirc;me beaucoup plus&hellip;) avec une qualit&eacute; de vie tr&egrave;s bonne, voire tout &agrave; fait normale. Il reste, bien s&ucirc;r, cette fameuse &ldquo;&eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s&rdquo; dont la pr&eacute;sence au-dessus de leur t&ecirc;te affecte moralement les patients qui ne se sentent ni malades ni gu&eacute;ris. &raquo;<\/p>\n<p>La plupart des patients sont pr&ecirc;ts &agrave; tester les nouveaux traitements d&eacute;velopp&eacute;s par les firmes pharmaceutiques. Ces m&eacute;dicaments ne sont cependant pas toujours plus efficaces que ceux dont on dispose d&eacute;j&agrave;. En revanche, s&rsquo;il appara&icirc;t qu&rsquo;ils peuvent l&rsquo;&ecirc;tre, des &eacute;tudes cliniques de grande ampleur doivent &ecirc;tre men&eacute;es pour le d&eacute;montrer formellement. Ce qui peut prendre un certain nombre d&rsquo;ann&eacute;es. &laquo; Mais il est normal que la soci&eacute;t&eacute; ne paie ces traitements que s&rsquo;ils sont r&eacute;ellement efficaces, explique le Pr Coulie. Pendant la p&eacute;riode des essais cliniques d&rsquo;un nouveau m&eacute;dicament, il y a parfois des situations difficiles avec des patients dont on pense qu&rsquo;ils pourraient peut-&ecirc;tre b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un m&eacute;dicament qui n&rsquo;est pas encore test&eacute; chez nous mais bien &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Certains patients demandent par exemple de participer &agrave; des essais cliniques aux &Eacute;tats-Unis. Mais il faut &ecirc;tre riche, voire tr&egrave;s riche, car cela peut co&ucirc;ter des centaines de milliers d&rsquo;euros, non rembours&eacute;s naturellement, et cela ne fonctionne pas n&eacute;cessairement.<\/p>\n<p>Il faut donc rester prudent : un m&eacute;decin ne fait pas miroiter &agrave; son patient qu&rsquo;il pourrait b&eacute;n&eacute;ficier de tel ou tel traitement &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger alors qu&rsquo;il sait pertinemment que cela va lui co&ucirc;ter les yeux de la t&ecirc;te, bien entendu sans garantie de r&eacute;sultat. Cette situation, pour le patient et ses proches, est psychologiquement intenable. &raquo;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Article par Myriam Bru, apparu dans Soirmag<\/em><\/p>\n<p>D\u2019aucuns se demandent comment l\u2019on peut se f\u00e9liciter des progr\u00e8s grandissants de la recherche scientifique en mati\u00e8re de luttecontre le cancer et, dans le m\u00eame temps, pr\u00e9dire que d\u2019ici quelques ann\u00e9es, pr\u00e8s d\u2019une personne sur deux souffrira d\u2019un cancer. Pour le Pr Pierre Coulie, chercheur et pr\u00e9sident de la Fondation contre le cancer, la r\u00e9ponse est simple: \u00ab L\u2019augmentation des cas de cancer est essentiellement due au vieillissement de la population. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de cela, on a progress\u00e9 aussi en mati\u00e8re de diagnostic. Gr\u00e2ce au d\u00e9pistage syst\u00e9matique et \u00e0 des techniques am\u00e9lior\u00e9es, on d\u00e9tecte des cancers \u00e0 un stade plus pr\u00e9coce, principalement pour quatre cancers parmi les plus fr\u00e9quents : sein, prostate, c\u00f4lon et col de l\u2019ut\u00e9rus. Ces deux raisons expliquent pourquoi l\u2019on enregistre davantage de cas. \u00bb<\/p>\n<p>Si les avanc\u00e9es sont constantes dans le domaine du diagnostic (les progr\u00e8s de l\u2019imagerie m\u00e9dicale sont \u00e9normes), elles le sont aussi au niveau du traitement. Cela reste difficile pour les cancers avanc\u00e9s, m\u00e9tastatiques ou pour certains types de cancer, mais des d\u00e9couvertes plus que prometteuses modifient le monde de l\u2019oncologie : un Belge vient par exemple d\u2019inventer une cam\u00e9ra thermique capable de d\u00e9celer le cancer du sein. On parle aussi de protonth\u00e9rapie, d\u2019immuno-th\u00e9rapie, de traitement contre l\u2019angiog\u00e9n\u00e8se&#8230; . Toutes ces nouvelles modalit\u00e9s de traitement ont d\u00e9j\u00e0 transform\u00e9 le parcours du combattant du malade. Les combiner avec la chirurgie, la chimioth\u00e9rapie et la radioth\u00e9rapie que l\u2019on utilisait jusqu\u2019ici constitue d\u00e9sormais un arsenal th\u00e9rapeutique cons\u00e9quent mais aussi de plus en plus complexe. Il est aujourd\u2019hui difficile de savoir si l\u2019h\u00f4pital que l\u2019on a choisi dispose de toutes ces technologies de pointe. Il n\u2019existe en effet pas encore, comme le souhaiterait l\u2019Inami, de \u201ccentrale\u201d qui permettrait de guider les patients vers les h\u00f4pitaux en fonction de leur degr\u00e9 d\u2019expertise dans tel ou tel type de cancer. Or, plus un h\u00f4pital traite de cas similaires, plus son expertise augmente, notamment en mati\u00e8re de combinaison de traitements et de gestion des effets secondaires.<\/p>\n<p>\u00ab Il est impossible d\u2019\u00eatre \u00e0 la pointe dans tous les domaines, remarque le Pr Coulie. Les h\u00f4pitaux seront amen\u00e9s \u00e0 se sp\u00e9cialiser et \u00e0 regrouper leurs comp\u00e9tences, m\u00eame en collaborant avec les pays limitrophes. Le niveau moyen de la qualit\u00e9 des soins est \u00e9lev\u00e9 en Belgique. Il existe de nombreux centres universitaires tr\u00e8s performants, certes avec des d\u00e9lais d\u2019attente parfois trop longs, mais les patients n\u2019imaginent pas le confort dont ils disposent ici par rapport \u00e0 d\u2019autres pays o\u00f9 ils seraient confront\u00e9s \u00e0 un syst\u00e8me \u00e0 deux vitesses : une m\u00e9decine pour les riches et une pour les pauvres. \u00bb&nbsp;<\/p>\n<h3>SE GARDER DU R\u00caVE AM\u00c9RICAIN<\/h3>\n<p>Gu\u00e9rir tous les cancers reste bien s\u00fbr l\u2019objectif ultime de la recherche scientifique, mais cet espoir se heurte sans cesse au fait qu\u2019ils sont diff\u00e9rents les uns des autres et que la maladie \u00e9volue dans le temps. \u00ab Il faut se m\u00e9fier des effets d\u2019annonce de r\u00e9sultats miraculeux. Ils sont souvent na\u00effs et t\u00e9moignent parfois d\u2019une certaine malhonn\u00eatet\u00e9 intellectuelle \u00bb, d\u00e9cr\u00e8te le pr\u00e9sident de la Fondation contre le cancer. \u00ab La gu\u00e9rison, c\u2019est-\u00e0-dire la disparition d\u00e9finitive de toutes les cellules canc\u00e9reuses d\u00e9tectables, est possible mais reste rare. En fait, on ne peut dire qu\u2019on est gu\u00e9ri d\u2019un cancer que quand on meurt d\u2019autre chose ! Par contre, on peut aujourd\u2019hui maintenir un cancer \u00e0 un niveau tr\u00e8s bas pendant longtemps (cinq ans, et m\u00eame beaucoup plus\u2026) avec une qualit\u00e9 de vie tr\u00e8s bonne, voire tout \u00e0 fait normale. Il reste, bien s\u00fbr, cette fameuse \u201c\u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s\u201d dont la pr\u00e9sence au-dessus de leur t\u00eate affecte moralement les patients qui ne se sentent ni malades ni gu\u00e9ris. \u00bb<\/p>\n<p>La plupart des patients sont pr\u00eats \u00e0 tester les nouveaux traitements d\u00e9velopp\u00e9s par les firmes pharmaceutiques. Ces m\u00e9dicaments ne sont cependant pas toujours plus efficaces que ceux dont on dispose d\u00e9j\u00e0. En revanche, s\u2019il appara\u00eet qu\u2019ils peuvent l\u2019\u00eatre, des \u00e9tudes cliniques de grande ampleur doivent \u00eatre men\u00e9es pour le d\u00e9montrer formellement. Ce qui peut prendre un certain nombre d\u2019ann\u00e9es. \u00ab Mais il est normal que la soci\u00e9t\u00e9 ne paie ces traitements que s\u2019ils sont r\u00e9ellement efficaces, explique le Pr Coulie. Pendant la p\u00e9riode des essais cliniques d\u2019un nouveau m\u00e9dicament, il y a parfois des situations difficiles avec des patients dont on pense qu\u2019ils pourraient peut-\u00eatre b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un m\u00e9dicament qui n\u2019est pas encore test\u00e9 chez nous mais bien \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Certains patients demandent par exemple de participer \u00e0 des essais cliniques aux \u00c9tats-Unis. Mais il faut \u00eatre riche, voire tr\u00e8s riche, car cela peut co\u00fbter des centaines de milliers d\u2019euros, non rembours\u00e9s naturellement, et cela ne fonctionne pas n\u00e9cessairement.<\/p>\n<p>Il faut donc rester prudent : un m\u00e9decin ne fait pas miroiter \u00e0 son patient qu\u2019il pourrait b\u00e9n\u00e9ficier de tel ou tel traitement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger alors qu\u2019il sait pertinemment que cela va lui co\u00fbter les yeux de la t\u00eate, bien entendu sans garantie de r\u00e9sultat. Cette situation, pour le patient et ses proches, est psychologiquement intenable. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"kk_blocks_editor_width":"","_kiokenblocks_attr":"","_kiokenblocks_dimensions":"","footnotes":""},"categories":[6],"tags":[102,141,112,136],"class_list":["post-2855","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","tag-cancer","tag-recherche","tag-sante","tag-traitement"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2855","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2855"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2855\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4681,"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2855\/revisions\/4681"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2855"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2855"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/belgianfapa.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2855"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}