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L’examen sanguin

Si une analyse approfondie de l’ADN semble indiquée, on peut prélever un échantillon de sang, en extraire l’ADN, repérer ses anomalies et vérifier si les gènes mutés sont à l’origine de la maladie. Cette analyse est d’abord réalisée chez un ou plusieurs membres de la famille atteint(s) par un des cancers associés au syndrome de Lynch ; son résultat peut se faire attendre plus de 6 mois. L’analyse génétique n’est pas toujours très simple et n’aboutit pas dans toutes les familles. Actuellement, la mutation est identifiée dans un peu plus de la moitié des familles. 

L’examen sanguin peut avoir plusieurs résultats possibles (cliquez ici pour une représentation schématique):
a. La mutation génétique est identifiée chez une personne avec un cancer colorectal ou avec un autre cancer associé au syndrome de Lynch (= résultat informatif). Dans ce cas, le cancer résulte d’une prédisposition héréditaire et il est important que cette personne soit suivie régulièrement, même après le traitement. La prédisposition génétique demande effectivement un suivi plus rigoureux que si le diagnostic de cancer n’était pas dû à une prédisposition génétique.  

A partir de ce moment, toutes les personnes à risque de cette famille peuvent se soumettre à la détection de la mutation, et ce à partir de l’âge de 18 ans. Cet examen prédictif (= examen chez quelqu’un qui n’a pas encore de cancer associé au syndrome de Lynch) offre la possibilité de pouvoir dire avec certitude si on est, oui ou non, porteur de la mutation. Deux résultats sont alors possibles : 

  1. La personne testée présente la mutation déjà identifiée dans la famille (= porteur). Cela ne signifie pas que cette personne aura automatiquement un cancer mais qu’elle présente bien un risque plus élevé de développer un des cancers associés au syndrome de Lynch. De plus, elle court un risque sur 2 de transmettre cette prédisposition génétique à ses enfants. On lui conseillera de subir des examens de contrôle réguliers afin d’éviter certaines formes de cancer (voir plus loin) ou de les détecter à un stade précoce. 
  2. La personne testéene présentepas la mutation déjà identifiée dans la famille (= non-porteur). Le risque de développer un cancer par cette personne est donc identique au risque de la population générale ; elle ne transmettra pas de prédisposition génétique à ses enfants. Des examens de contrôle réguliers ne sont donc pas nécessaires. On conseillera à ces personnes de se faire contrôler au même titre que la population générale. 

b. La première personne chez laquelle l’ADN a été analysé ne présente (encore) aucune mutation connue (= résultat non–informatif). Il s’agit probablement chez elle d’une anomalie génétique encore inconnue ou ne pouvant pas encore être identifiée avec les techniques actuelles. Bien que la prédisposition génétique ne puisse pas être confirmée, la suspicion d’une origine héréditaire persiste toutefois, sur base de l’histoire familiale de cancer. Il existe donc toujours un risque élevé de cancer, présent aussi pour les autres membres de la famille. Des examens de contrôle réguliers restent donc importants. L’analyse génétique pour savoir avec certitude qui, des autres membres de la famille, possède ou non la mutation génétique, n’est toutefois pas possible. 


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